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Maladie de Parkinson - Partie 2

Diagnostic

Le diagnostic doit être évoqué devant la constatation de symptômes bien particuliers :

Hypertonie musculaire extrapyramidale

Hypertonie musculaire extrapyramidale que l'on appelle « plastique » par opposition à l'hypertonie spastique, c'est-à-dire qu'on a la sensation de « tuyau de plomb » lors de la mobilisation passive du membre.

L'attitude générale est en flexion donne un aspect penché en avant.

Temblement de repos des extrémités notamment du pouce

Le patient semble compter sa monnaie, ou rouler de la mie de pain.

Il est lent et régulier, pouvant plus rarement persister dans l'attitude.

Akinésie

Elle consiste en une rareté et une lenteur des mouvements (bradykynésie).

Elle se manifeste aussi par une perturbation de la mimique et des mouvements automatiques comme ceux de la marche.

C'est le signe le plus important de la maladie.

Le patient a un visage impassible, la bouche entrouverte, clignant rarement des yeux.

La marche est lente à petits pas, parfois entrecoupée d'arrêts avec piétinement. Elle est parfois rapide, le malade penché en avant paraissant courir après son centre de gravité. Il y a toujours perte du ballant des bras.

Les mouvements alternatifs rapides des membres sont mal réalisés.

Le diagnostic est parfois difficile, les symptômes pouvant donner l'aspect d'une dépression ou avoir une allure rhumatismale.

D'autres symptômes peuvent être rencontrés plus ou moins tardivement:

Dépression, chutes, hypersalivation, une dysarthrie (troubles de la parole), troubles de la déglutition, troubles du comportement en sommeil paradoxal, hypotension orthostatique, troubles urinaires...

L'altération de l'odorat est l'un des premiers signes même si elle est difficile à évaluer.

Des troubles cognitifs voire une démence peuvent survenir chez le patient âgé.

Le diagnostic de maladie de Parkinson est habituellement clinique.

En théorie, la certitude du diagnostic n'est obtenue que par l'étude histologique du cerveau mais les critères diagnostiques actuellement définis permettent de faire le diagnostic sans trop de difficultés.

Dans certains cas, on peut avoir recours à la réalisation d'une scintigraphie cérébrale qui permet de montrer l'atteinte du striatum.

Le scanner cérébral et l'imagerie par résonance magnétique sont normaux mais permettent d'éliminer d'autres maladies pouvant avoir des signes proches.

Sous l'influence des traitements, les symptômes vont se modifier.

On voit apparaitre des mouvements anormaux dyskinésies pouvant être parfois très impressionnants.

Ce sont des mouvements parasites très variés des mouvements volontaires (ouverture-fermeture des yeux, grimace, mouvements de langue, de rotation de la tête, d'ascension d'une épaule, d'enroulement du bras ou de la jambe...)

Diagnostic différentiel

Autres syndromes parkinsoniens

et exceptionnellement :

Tremblements non parkinsoniens

Il existe plus d'une vingtaine d'autres causes de tremblements, notamment la plus fréquente, le tremblement essentiel, qui est un tremblement lors des mouvements (ou dans le maintien d'attitude : tremblement postural), et non de repos, comme le tremblement parkinsonien. Seul un diagnostic posé par un neurologue permet de confirmer l'existence d'une pathologie précise

Prise en charge

Traitement médicamenteux

Actuellement, aucun médicament n'a démontré d'efficacité sur la progression de la maladie : il n'existe pas de traitement curatif de la maladie.

Les traitements médicamenteux restent donc aujourd'hui encore purement symptomatiques (agissant sur les symptômes).

La L-DOPA est le traitement le plus utilisé car le plus actif.

La deuxième grande catégorie de traitement médicamenteux est la classe des agonistes dopaminergiques: bromocriptine, cabergoline, pramipexole, ropinitole, pirebidil, lisurdide, apomorphine. Ces substances agissent directement sur les récepteurs post synaptiques de la voie nigro-striée.. .

Elles sont moins efficaces sur les symptômes moteurs que la L-DOPA.

Ces médicaments peuvent entrainer des effets indésirables à type de nausées, vomissements , oedèmes, hallucinations et troubles du contrôle des pulsions.

L'importance de l'effet placebo est à noter dans cette maladie, avec une amélioration de près de 15% des cas.

Mesures diététiques

Une alimentation riche en protéines pourrait réduire l'efficacité de la levodopa par compétition au niveau de son absorbtion intestinale.

Mais les études n'ont pas confirmé l'intérêt d'une diète en protéines. La prise du médicament en début de repas est parfois conseillée.


Exercices physiques

La pratique régulière d'exercices (éventuellement dans le cadre d'activités physiques adaptées) est essentielle pour maintenir mobilité, flexibilité, équilibre et pour combattre les effets et symptômes secondaires.

De plus, la pratique régulière d'un sport permet d'augmenter la sécrétion naturelle de dopamine. Les résultats concrets des effets de la réadaptation physique sur la maladie de Parkinson montrent une amélioration fonctionnelle notable.

Traitements chirurgicaux

Un traitement chirurgical des symptômes par implantation d'électrodes de stimulation est disponible depuis 1998 en Europe, 2000 aux États-Unis.

Cette technique de stimulation cérébrale profonde réduit fortement les trois symptômes moteurs de la maladie. Une électrode est implantée dans le noyau subthalamique, et un neuro-stimulateur y envoie des impulsions électriques, ce qui semble rétablir le fonctionnement normal du système. Ce traitement ne concerne qu'environ 10% des patients, du fait de la lourdeur de l'opération et de critères d'inclusion très stricts. Cette technique ne doit être réalisée que par des équipes expertes.

Un autre traitement par stimulation électrique du cortex moteur est à l'étude depuis 2004 et avait donné des premiers résultats encourageants. Ce traitement étant moins lourd que le précédent, les chercheurs espéraient ainsi pouvoir en faire bénéficier un plus grand nombre de patients.Mais ces premiers résultats n'ont pas été confirmés et cette piste est quasiment abandonnée.

Impact sur l'entourage de la personne malade

Le conjoint d'une personne malade de Parkinson lui consacre en moyenne 8 heures par jour.

52 % des conjoints de personne souffrant de la maladie de Parkinson limitent les sorties du domicile sans le patient.

47 % des conjoints parkinsoniens font chambre à part ou utilisent des lits jumeaux, 46 % ont recours à une aide à domicile.

 

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