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LA LIPOASPIRATION


          De nombreuses femmes font l’expérience, aussi bien à travers des régimes outranciers qu’à une alimentation équilibrée associée à une activité physique, de l’existence de zones graisseuses rebelles, localisées principalement sur les cuisses, les fesses, les hanches et le ventre. De nombreuses techniques se sont développées, arsenal destiné à éliminer, grâce à des gestes techniques spécifiques, ces masses adipeuses disgracieuses. D’autre part il existe parfois une confusion sur les résultats des différentes techniques : la lipoaspiration, traitée dans cette information médicale, n'élimine par exemple pas la cellulite mais bien les masses adipeuses profondes. Voici une information complète sur cette technique.

La lipoaspiration, pour qui ?

La liposuccion ou lipoaspiration est présentée comme une méthode chirurgicale permettant de supprimer, souvent définitivement, des masses graisseuses localisées. Elle ne constitue pas une méthode d’amaigrissement, c'est-à-dire qu’elle n’a pas pour but principal d’infléchir le poids de la personne mais bien d’éliminer physiquement des zones adipeuses. Ce n’est donc pas un traitement contre le surpoids et sa réalisation ne dispense pas d’une révision du mode de vie et d’alimentation. Une alimentation équilibrée et une activité physique hebdomadaires restent nécessaires !

La lipoaspiration s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes.

Il existe des contre-indications à la lipoaspiration : les personnes ayant la peau peu tonique, distendue, les personnes en fort surpoids, les patients souffrant d’hypertension, de diabète et d’autres maladies spécifiques. Les femmes prenant la pilule et les fumeurs/ses devront faire l’objet de précautions particulières.

L’état de la peau est essentiel dans le pronostic des résultats esthétiques. Une peau tonique, élastique et plastique retrouvera le galbe et le modelé du corps plus facilement qu’une peau distendue. C’est pourquoi la technique de la lipoaspiration est conseillée surtout pour les jeunes personnes.

Comment fonctionne la lipoaspiration ?

Une aspiration ciblée d’amas graisseux sous-cutanés

La lipoaspiration repose sur l’introduction, via de très petites incisions, de canules à bout arrondi et perforé de petits trous. Ces canules sont placés aux endroits où les cellules graisseuses sont en surnombre et sont reliées à un circuit dans lequel est crée une pression négative : on obtient alors une aspiration régulière des cellules graisseuses. La technique repose principalement sur l’aspiration profonde afin d’éviter des irrégularités à la surface de la peau.

Cette élimination des cellules graisseuses est définitive : les masses disgracieuses disparaissent donc. Le résultat dépend toutefois également de la capacité de la peau, distendue, à se rétracter et à épouser parfaitement les nouveaux galbes redessinés.

La lipoplastie ou liposcultpure

La lipoaspiration est destinée, au-delà du retrait d’amas graisseux localisés, à remodeler la silhouette. La liposculture, ou lipoplastie, est destinée à  redéfinir les courbes et galbes du corps pour obtenir des résultats harmonieux. En se basant sur la technique de la lipoaspiration la liposculpture se pratique sous anesthésie locale et l’aspiration ne se fait pas grâce à une pompe douce mais grâce à une aspiration à la seringue.

L’aspect de la peau et la lipoaspiration superficielle

Il faut cependant bien garder à l’esprit que la liposuccion traite essentiellement les masses graisseuses profondes, au niveau des tissus sous-cutanés. Cela n’inclut donc pas la masse graisseuse infiltrée au niveau cutanée, la « peau d’orange ». Des irrégularités visibles de la peau avant l’intervention le seront en grande partie également après.

Il existe toutefois de nouvelles techniques chirurgicales utilisant des canules très fines permettant de se rapprocher de la surface de la peau et de traiter des épaississements  graisseux non pas localisés mais diffus (cas de la culotte de cheval, du cou…). On parle de lipoaspiration superficielle. L’aspect cellulitique et capitonné de la peau est diminué mais ne disparait pas complètement.

Quelles sont les zones traitées ?

La lipoaspiration peut être réalisée au niveau des cuisses (intérieur et extérieur pour la culotte de cheval), des fesses (et le pli sous-fessier), des haches (poignées d’amour), de l’abdomen (« bouée » mais pas la graisse intra-abdominale), des genoux (face interne) mais aussi le dos (flancs postérieurs), des mollets, des bras (face externe) voire des chevilles ou encore les seins chez l’homme. Certains praticiens proposent aussi des interventions au niveau du cou, du bas du visage (bajoues) et du menton (double menton).

Quelles sont les préparations avant l’intervention ?

La lipoaspiration est une chirurgie qui se réalise sous anesthésie. C’est donc une intervention qui nécessite la prise de précautions préopératoires. En fonction de l’importance de la chirurgie, et du type d’anesthésie, il faudra prévoir une durée d’hospitalisation d’une journée à 2 jours.

Un bilan de santé préopératoire est réalisé. Il s’agit d’un bilan sanguin complet, d’une visite médicale au moins 15 jours avant l’intervention et d’une visite chez l’anesthésiste au plus tard 48h avant l’opération.

Au cours de la visite médicale le médecin analyse la demande du patient, sa faisabilité, l’état de santé de la personne, les antécédents médicaux, les médicaments éventuellement pris et explique le déroulement de l’intervention, les risques possibles. A la fin de l’entretien le médecin donne son accord ou pas pour l’intervention et remet au sujet un devis détaillé ainsi qu’une fiche de consentement éclairé (information sur les risques) que la personne devra signer si elle souhaite de faire opérer.

Comment se déroule l’intervention ?

La lipoaspiration se déroule sous anesthésie. En fonction des zones à traiter cette anesthésie peut être soit locale, soit locale approfondie par des tranquillisants, soit encore générale, cela via des injections par voie veineuse. Dans certains cas une anesthésie locorégionale péridurale peut aussi être pratiquée.

En fonction des zones à traiter les techniques sont différentes mais les principes généraux restent les mêmes : le chirurgien pratique de petites incisions (3 à 4 mm), souvent au niveau des plis afin de masquer les cicatrices. De petites canules perforées sont introduites et la graisses aspirée. Souvent plusieurs petits « tunnels » sont réalisés, cela selon des plans croisés afin de remodeler la silhouette le plus finement et précisément possible. Le réseau vasculaire et les trajets des nerfs sont préservés.

Les incisions sont ensuite suturées (fil résorbable ou non en fonction du chirurgien) et pansées. L’équipe chirurgicale réalise ensuite un pansement serré modelant qui peut être associé au port d’un collant panty ou d’une gaine de contention. Ces éléments sont importants pour les suites opératoires.

La quantité de graisse aspirée dépend de différents facteurs : quantité de graisse initiale, qualité de la peau… tandis que la durée de l’intervention dépend de la quantité de graisse et des localisations à traiter. En moyenne ces interventions durent 1h ou 1h30.

Quelles sont les précautions à prendre après l’intervention ?

Des suites opératoires non négligeables

Les suites opératoires sont généralement traumatiques et on observe au niveau des zones traitées:
- La présence d’ecchymoses. Dues à des traumatismes des vaisseaux sanguins ces ecchymoses, qui peuvent être douloureuses, se résorbent en 2 à 3 semaines.
- Un œdème. Les pansements compressifs et les collants permettent de diminuer cet œdème et de limiter les douleurs associées.
- Des douleurs. Outre les collants qui diminuent les douleurs liées au gonflement œdémateux, celles-ci sont prévenues par l’utilisation de canules fines et la réalisation d’un travail soigné préservant les vaisseaux et les nerfs. Des antalgiques sont également prescrits.

Une convalescence indispensable

Il est bien sûr nécessaire de prévoir un temps de convalescence après l’intervention. Ce temps est proportionnel à la quantité de graisse enlevée et à la durée de l’intervention, il varie généralement de 3 jours à une semaine. Une activité sportive peut être reprise environ 3 semaines  après l’intervention tandis que le port d’un vêtement de contention est conseillé pendant environ 3 semaines également. Les expositions au soleil et aux rayons U.V. sont aussi prohibées durant cette période.

Enfin notez que lors de liposuccion importante la marche peut être difficile pendant la première semaine postopératoire.

Des massages 10 jours après l’intervention peuvent s’avérer très utiles. Ils permettent le drainage sanguin et lymphatique limitant ainsi la fibrose cicatricielle et uniformisent les zones traitées.

De nombreux praticiens effectuent une visite de contrôle 10 jours après l’intervention et parfois une deuxième visite 4 mois après.

Quels sont les résultats et les complications possibles ?

Des résultats visibles après quelques mois

Les résultats ne commencent à être visible que 3 semaines à 1 mois après l’intervention, après la résorption du gonflement œdémateux. Il faut cependant attendre près de 4 à 6 mois pour que la peau, auparavant distendue par la présence de masses graisseuses, se rétracte et que le contour nouvellement modelé de la silhouette soit net.

Les résultats sont à apprécier de façon relative : le corps est redessiné,  le contour de la silhouette amélioré mais imparfait. La lipoaspiration n’a aucune action sur la tonicité musculaire et l’élasticité de la peau.  Une belle silhouette passe aussi par la pratique d’une activité sportive hebdomadaire, un équilibre alimentaire et l’entretien de la peau (pas de tabac, pas d’exposition aux U.V. etc.).

Les résultats peuvent aussi parfois inadéquats, insuffisants. C’est le cas lors de persistance de zones graisseuses, d’asymétrie, d’irrégularité de surface de la peau (effet « tôle ondulée »). Ces imperfections sont parfois éliminées par une deuxième intervention, moins lourde que la première, environ 6 mois après.

Des complications rares mais indissociables de toute intervention chirurgicale

Des complications chirurgicales, bien que rares, ne sont pas exclues :
- Complications liées à l’anesthésie : allergie à la lidocaïne (anesthésie locale), arrêt cardiaque, dépression respiratoire
- Accidents thrombo-emboliques (embolie pulmonaire, phlébite…)
- Hémorragies, épanchements lymphatiques.
- Hématomes, nécrose cutanée localisée (mort d’une partie des tissus cutanés), retard de cicatrisation et cicatrices visibles.
- Infections
- Perforation d’organes, perforation péritonéale ou thoracique
- Etat de choc en cas de retrait d’une trop grande quantité de graisse en une seule fois

Ces risques sont diminués lorsque l’intervention est réalisée dans des conditions  professionnelles rigoureuses et que les bilans préopératoires ont été effectués correctement.

La lipoaspiration est une technique réalisée aujourd’hui de façon courante. Il est toutefois nécessaire de garder à l’esprit qu’il s’agit s’une technique chirurgicale : elle doit être réalisée par un chirurgien compétent, qualifié, et dans des conditions sanitaires strictes. S’adresser à un praticien compétent permet aussi de garantir une prise en charge et un traitement adapté des éventuelles complications per et postopératoires.  Dans tous les cas n’oubliez pas que le chemin vers une silhouette sculpturale passe aussi par la musculation et la perte de poids maitrisée !

 

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