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ARTHRITE CHRONIQUE JUVENILE


          L’arthrite chronique juvénile est la première cause des rhumatismes chez l’enfant. Dans certains pays, comme les pays nordiques, elle peut atteindre 1 enfant de moins de 16 ans sur 10000. Il s’agit d’une inflammation articulaire, parfois accompagnée de signes extra-articulaires.

IL EXISTE 3 FORMES D’ARTHRITE CHRONIQUE JUVENILE :

On parle d’arthrite chronique juvénile lors d’inflammation d’une ou plusieurs articulations, ou de syndrome inflammatoire général accompagné de douleurs articulaires, durant au moins 6 semaines et qu’on ne peut expliquer par une autre cause.

Dans la moitié des cas quatre articulations maximum sont touchées, on parle de forme « oligo-articulaire » :

Dans un tiers des cas plusieurs articulations sont atteintes et on parle de forme « poly-articulaire » :

Dans un cinquième des cas on assiste à une forme « systémique » :

Dans tous les cas, le pédiatre recherchera des signes d’atteinte oculaire tels que larmoiement, gène visuelle, yeux rouges… En effet, lors d’inflammation, on peut observer une répercussion au niveau des yeux avec le déclenchement d’uvéite, iridocyclite… Notons cependant que ces atteintes oculaires surviennent surtout en cas de forme oligo-articulaire.

QUELLES SONT LES CAUSES D’ARTHRITE CHRONIQUE JUVENILE ?

La cause déclenchant l’arthrite chronique juvénile est mal connue. On ne connait aucune piste en faveur d’une maladie familiale, d’une carence alimentaire, d’une prise de médicaments, d’une infection particulière…

On connait cependant les mécanismes responsables des effets délétères. Dans l’arthrite chronique juvénile, certains facteurs immunitaires sont présents en très grands nombres dans les articulations et activent une réaction inflammatoire. Lorsqu’une réaction inflammatoire est initiée, plusieurs cellules et molécules entrent en action, parfois de façon trop agressive, et, au lieu de protéger un tissu, le détruisent. Dans le cas de l’arthrite chronique juvénile on assiste donc à un retournement contre soi des mécanismes normaux de défenses immunitaires et inflammatoires.

COMMENT DETECTER UNE ARTHRITE CHRONIQUE JUVENILE ?

Il peut être difficile de détecter une arthrite chronique chez un enfant. Certains enfants ne se plaignent pas de la douleur, d’autres, en cas de forme systémique, exprime un malaise diffus, sans localisation spécifique. De plus, l’arthrite chronique juvénile évolue par alternance d’accès et rémission. La douleur n’est donc pas toujours présente.

On peut cependant remarquer une raideur d’un ou plusieurs articulations lors du réveil, un boitillement, une gêne, des difficultés à se servir d’un bras, d’une main… On peut aussi observer parfois un gonflement des articulations.

Lors d’uvéite votre enfant se plaindra peut être de troubles de la vue.

Le pédiatre effectuera généralement plusieurs examens après avoir longuement interrogé les parents. Une prise de sang permettra de rechercher des marqueurs inflammatoires, des facteurs rhumatoïdes… Des radios des articulations atteintes seront aussi réalisées. Enfin, en cas de doute, le pédiatre pourra faire procéder à d’autres examens complémentaires afin d’exclure d’autres pathologies.

COMMENT EVOLUE L’ARTHRITE CHRONIQUE JUVENILE ?

L’évolution est variable en fonction de la forme d’arthrite juvénile. Il s’agit d’une maladie qui évolue par accès, par alternance de poussées et de rémissions. Ces accès tendent à devenir de moins en moins important et à s’espacer dans le temps au fur et à mesure que l’enfant grandit.  Cela peut durer des mois voire des années. Dans la moitié des cas on observe une rémission durable à l’âge adulte, sans aucune manifestation.

LES TRAITEMENTS POSSIBLES :

Les traitements mis en place viseront à diminuer  la douleur,  à assurer un traitement de fond et à prévenir les ankyloses et déformations articulaires.

Lors d’atteinte oligo-articulaire :

La kinésithérapie est indispensable pour continuer à mobiliser les articulations et permettre un bon développement musculo-squelettique. Les médicaments prescrits sont souvent des anti-inflammatoires non stéroïdien. Une ponction articulaire suivie d’une infiltration d’anti-inflammatoire stéroïdien est parfois effectué. Les éventuelles atteintes oculaires seront traitées par des collyres sous surveillance ophtalmologique.

Lors d’atteinte poly-articulaire :

La rééducation reste là encore primordiale. Les médicaments antalgiques et anti-inflammatoires seront aussi utilisés et un traitement de fond pourra être instauré. Les molécules utilisées pour le traitement de fond agissent de manière très ciblée sur certaines molécules du système immunitaire impliquées dans l’inflammation. Le traitement de fond nécessite plusieurs semaines avant d’être pleinement actif. Son efficacité et son inocuité sont aujourd’hui encore discutés.

Lors d’atteinte systémique :

Des anti-inflammatoires non stéroïdiens sont souvent initialement administrés en milieu hospitalier afin d’adapter la posologie et de diminuer les risques d’intoxication médicamenteuse due à l’administration de fortes doses. Des corticoïdes sont utilisés lorsqu’on remarque une atteinte inflammatoire du péricarde, des plèvres, du péritoine… Enfin des immunosuppresseurs sont indiqués. La rééducation sera bien sûr indispensable sans oublier que, si les signes extra-articulaires peuvent disparaitre, les lésions articulaires peuvent continuer à progresser.

Dans tous les cas un diagnostique précoce est nécessaire afin d’assurer une prise en charge rapide et efficace. Les parents et les enfants doivent être encadrés et soutenus car les complications possibles et les risques de rechutes ne sont pas négligeables. Une information auprès des instituteurs et institutrices aide souvent l’enfant à être mieux intégré en milieu scolaire.

 

 

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