
La maladie de Parkinson est une affection dégénérative lente du système nerveux central. Les neurones détruits sont ceux des formations pigmentées du tronc cérébral, plus particulièrement les neurones dopaminergiques.
Les symptômes débutent généralement vers 55 – 65 ans. Des symptômes précoces peuvent se manifester dès 40 ans. La prévalence de cette maladie est d'environ 2/1000 dans la population générale et de 2 à 5 % chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Il s'agit du second handicap moteur chez les personnes âgées.
La dopamine intervient dans les processus d'attention, d'intention et intervient dans une part du contrôle des mouvements automatiques.
Le système moteur extra-pyramidal assure toutes les fonctions motrices de coordination semi-volontaire et semi-automatique des mouvements associés.
La dopamine sécrétée par les neurones dopaminergiques se fixe sur des récepteurs post-synaptiques d'autres neurones.
Les connexions fonctionnelles voie nigro-striée / système extrapyramidal sont rompues.
Au fur et à mesure de la destruction des neurones dopaminergiques on observe des modifications visant à maintenir un fonctionnement correct du système.
Les neurones sains restant sont alors hyperactifs et les récepteurs post-synaptiques sont hypersensibles.
C'est souvent le premier signe. Au début les tremblements sont unilatéraux et intermittents. Ces tremblements disparaissent lors des mouvements intentionnels volontaires et s'amplifient lors de concentration ou de stress. Ces tremblements touchent en particulier les mains mais peuvent aussi affecter les jambes voire le menton.
La marche est perturbée, difficile, elle s'effectue à petits pas avec perte du ballant des bras. L'initiation est parfois difficile et on peut observer un piétinement sur place.
Le sujet peut éprouver des douleurs cervicales ou lombaires et le besoin irrépressible de se lever et de marcher.
L'instabilité posturale et les troubles de l'équilibre sont tardifs et peuvent provoquer des chutes : le corps est fléchi vers l'avant, la tête est penchée, le dos courbé.
On observe une difficulté, un retard, lors de l'initiation de gestes volontaires (akinésie) et une lenteur lorsque ces gestes sont effectués (bradykinésie). Les gestes quotidiens sont lents, le visage inexpressif (voix faible, monotone et appauvrissement des mimiques).
Il se produit une perte des mouvements automatiques (bailler, cligner des yeux, balancer les bras lors de la marche…). Le sujet doit effectuer des mouvements volontaires.
La plupart des sujets sont anxieux et environ la moitié souffre de dépression. Des troubles du sommeil peuvent survenir.
Les connaissances et l'acquisition des informations sont perturbées. On remarque des difficultés d'attention et des troubles de la mémoire. Des hallucinations peuvent survenir lors du traitement ou en fin d'évolution.
Le patient souffre d'hypotension orthostatique : il y a un défaut d'adaptation réflexe de la tension artérielle lors du passage de la position couchée à la position debout. Il se produit alors un bref vertige voire une courte perte de connaissance.
On peut observer un aspect cellulaire caractéristique :
Des inclusions circulaires, trouvées au sein des cellules et appelées « Corps de Lewy », indiquent la maladie.
Ces inclusions contiennent surtout 2 protéines : l'alpha-synucléine et la parkyne.
Ce facteur est suspecté chez les sujets développant la maladie avant l'age de 50 ans et présentant des antécédents familiaux de maladie de Parkinson. Cette forme familiale à début précoce concerne 5 à 15 % des sujets atteints de la maladie de Parkinson.
4 gènes présentant des mutations ont été identifiés : le gène de la parkyne,le gène de la synucléine, le gène de l'ubiquitine hydrolase UCH-L1 et le gène de DJ-1 . Ces mutations sont liées à la forme familiale de la maladie de Parkinson mais les mécanismes ne sont pas encore connus. Selon les gènes intéressés les formes sont autosomiques dominantes ou récessives.
Manipulation de pesticides, paraquat, roténone... Ces produits agissent en bloquant la respiration cellulaire. Ils provoquent la formation de radicaux libres toxiques pour les cellules qui meurent. Il pourrait y avoir une toxicité sélective de la roténone pour les neurones dopaminergiques.
Usage de MPTP, drogue opiacée synthétique, contaminant de l'héroïne. Ce produit possède une toxicité sélective pour les neurones dopaminergiques.
Exposition aux produits de conservation du bois.
Exposition aux métaux (manganèse, mercure…).
Il faut bien noter qu'après plusieurs années de traitement et d'évolution de la maladie les capacités cellulaires à transformer la L-Dopa et à stocker la dopamine s'amenuisent au fur et à mesure que les neurones sont détruits.
Pour palier à cet inconvénient il existe aujourd'hui des molécules prolongeant l'existence de la L-Dopa dans l'organisme et d'autres molécules, appelées agonistes, qui miment directement le fonctionnement de la dopamine.
Nausées, vomissements, hypotension orthostatique, troubles psychiatriques (hallucinations, troubles psychotiques)… sont des effets secondaires néfastes rencontrés lors de dopa-thérapie.
Il est important de rappeler qu'aucun des traitements n'agit sur la progression de la maladie. Leur action est purement symptomatique, elle permet de réduire la symptomatologie motrice et assure un certain confort de vie au patient.
La maladie de Parkinson, outre son aspect pathologique et lésionnel, peut constituer un bouleversement personnel, familial et social. Des réseaux et des structures d'aide sont organisées afin d'aider les patients et leur famille.
On observe la triade motrice caractéristique (tremblements, rigidité et akinésie) mais également d'autres signes neurologiques témoignant de lésions cérébrales plus diffuses (étendues au-delà de la Substance noire).
Ces syndromes ne répondent pas bien à l'administration de L-Dopa.
Il est important de distinguer la maladie de Parkinson des syndromes parkinsoniens car les approches et les réponses thérapeutiques sont différentes.
Dégénérescence striato-nigrique : syndrome parkinsonien, troubles de la marche précoces, dysautonomie (dysfonctionnement du système nerveux autonome).
Syndrome de Shy-Drager : dysautonomie précoce et sévère avec troubles sphinctériens majeurs, hypotension orthostatique très marquée.
Maladie de Steele-Richardson-Olsewski : rigidité, paralysie des mouvements oculaires conjugués, troubles de la déglutition, chutes précoces.
Atrophie olivo-ponto-cérébelleuse.
D'autres syndromes ne résultent pas d'une diminution de l'activité dopaminergique mais sont secondaires à une autre cause.
De nombreux autres symptômes sont associés.
Les variations d'efficacité des traitements et les troubles psychiques accompagnant la maladie de Parkinson peuvent perturber et le sujet et son entourage. Il est important de laisser le patient effectuer le maximum d'activités seul, même si cela prend du temps.
Un soutien psychologique est souvent nécessaire pour le patient et son entourage. Il est important de lutter contre l'isolement social et la relation de dépendance que peut entraîner la maladie de Parkinson. Des traitements, des propositions d'aides et des pistes de réflexions peuvent soutenir les familles, les couples, les enfants confrontés à la maladie de Parkinson.
Voir aussi:
Alzheimer
Tremblements
Andropause
Prostate
Ménopause
Ostéoporose
Phlébite
Hypertension
Athérosclérose et l'artériosclérose
Cataracte
Cheveux
Tumeur et cancer